Naviguez via les rubriques ci-dessous :

Présentation

Définition

La crémation est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain mort. Les cendres peuvent ensuite faire l’objet d’un rituel, comme être conservées dans une urne ou dispersées dans un lieu, qui est parfois symbolique comme dans l’océan pour des marins.

Les atouts du crématorium des Ulis

Le crématorium des Ulis offre aux usagers le confort et l’apaisement propices au déroulement des hommages. Il doit permettre à chacun de trouver une harmonie avec ses convictions personnelles, philosophiques, laïques ou religieuses.

L’accueil des familles et des confrères, le respect des horaires sont des données primordiales. Mais il appartient aussi à l’opérateur de faire en sorte que toute crémation soit accompagnée d’un minimum de service, donc de cérémonie, qui participera à la dédramatisation de l’opération.

La salle de cérémonie est faite pour cela et est mise à la disposition des familles et de leur entreprise mandatée. Toutefois lorsque la dite entreprise ne peut l’assurer, ou souhaite déléguer cette mission, il faut que le gestionnaire du crématorium puisse offrir le service.

C’est pourquoi nous avons un personnel formé à cet accompagnement.

Le crématorium met à la disposition des familles qui le souhaitent une salle de réception pour l’organisation d’une collation à l’issue de la cérémonie.

Crémation & Religions

Le Crématorium des Ulis est ouvert à tous les cultes et à toutes les philosophies. Chaque religion a sa propre doctrine concernant la crémation. Parmi les trois religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme et Islam), seule la religion chrétienne en admet totalement la pratique. Quant aux religions et philosophies émanant des cultures asiatiques, la crémation y est le plus souvent considérée comme faisant partie intégrante d’un rituel traditionnel, auquel elles sont attachées depuis les temps les plus anciens.

La religion chrétienne

D’une confession chrétienne à l’autre, la position n’est pas la même et il y a eu de nombreuses évolutions au cours de l’histoire. Ainsi, si en 789, la crémation était interdite par Charlemagne, et par la suite réservée comme châtiment aux hérétiques, elle est devenue licite pour la plupart des chrétiens à partir de la fin du 19ème siècle. Les églises  protestantes l’autorisèrent à partir de 1887 car selon la théologie de la Réforme, la résurrection de la chair n’est pas en jeu : seule l’espérance en Dieu peut sauver et celui-ci offre une nouvelle vie indépendamment de l’état du corps.

C’est sans doute pour cela que la plupart des pays où la religion protestante est dominante ont un taux de crémation plus élevé que le reste de l’Europe. L’église catholique recommande l’inhumation mais n’interdit pas la crémation depuis le 8 mai 1963 (article 1176-3 du Code de Droit Canon) à condition que cette pratique ne soit pas choisie pour des raisons contraires à la foi chrétienne. L’église orthodoxe, rappelant l’inhumation de Jacob, la résurrection des morts et la vénération des reliques, prohibe la crémation. Toutefois, l’église orthodoxe de Grèce en admet la pratique depuis 2006. D’autres confessions chrétiennes sont tout aussi réservées : c’est le cas notamment des églises adventistes et presbytériennes.

La religion juive

La crémation n’est pas pratiquée par les croyants, sauf à quelques rares exceptions.

Les croyants juifs y voient en effet une désacralisation de l’oeuvre créatrice de Dieu et un avilissement du corps humain. Il y a un devoir dans la religion juive de rendre à Dieu le corps dans l’état où il se trouve. Par opposition à l’inhumation, qui est un retour naturel à la création, la crémation est considérée comme une destruction par la main de l’homme. La prière pour les défunts est un devoir pour le croyant ; aussi est-il possible parfois qu’un temps de prière soit célébré avant une crémation, notamment par les juifs libéraux.

La religion musulmane

La crémation n’est pas admise par le Coran, au même titre que toutes les pratiques funéraires qui ne respectent pas le corps (la momification par exemple). Pour les croyants musulmans, la sainteté du corps ne diminue pas avec la mort (ou le départ de l’âme) : ce qui fait souffrir un vivant peut aussi faire souffrir un mort. Il s’agit de permettre au corps de pouvoir ressusciter et c’est un devoir pour les croyants que de veiller au respect du corps d’un défunt.

La religion bouddhiste

Bien que cela ne soit pas une obligation, la plupart des confessions religieuses issues de cette tradition pratiquent la crémation. Elle a généralement lieu trois à quatre jours après le décès. La crémation est considérée comme une libération de l’âme et est généralement associée ou suivie d’une ou plusieurs cérémonies qui ont pour fonction de mettre en valeur les bonnes actions du défunt afin de l’aider à renaître. Certaines traditions, comme le bouddhisme tibétain par exemple, ont pratiqué la crémation beaucoup plus tardivement que d’autres. Les usages et rites varient considérablement d’une culture à l’autre, souvent influencés par les croyances locales.

La religion hindouiste

La crémation est une pratique majoritairement répandue dans toutes les branches issues de l’hindouisme, et ce, depuis plusieurs millénaires. Selon l’un des textes de cette confession religieuse, il est dit que l’homme naît trois fois au cours de son existence : à sa naissance, lors de son mariage et sur le bûcher. La crémation, troisième naissance de l’homme, permet la libération de l’âme du corps : celle-ci, voyageant d’abord à travers la flamme, puis l’air et le soleil, pourra rejoindre le Brahman. Il existe de très nombreux rites qui diffèrent selon les cultures et les croyances locales. Par exemple, selon certaines traditions, c’est le fils aîné qui doit allumer le bûcher.

Sécurité : pacemaker et radio-éléments

Pour des raisons de sécurité lors de la crémation (risque d’explosion), la famille doit signaler au médecin qui constate le décès, qu’elle désire une crémation. Le médecin devra alors préciser sur le certificat de décès que le défunt n’est pas porteur d’une prothèse cardiaque (pacemaker) ou renfermant des radio-éléments. En l’absence de ce document, la crémation ne pourra pas avoir lieu.

L’introduction dans l’appareil de crémation

Cette opération est réalisée exclusivement par le personnel du crématorium. Au moment de la mise en bière, un policier va venir apposer un scellé sur le cercueil au moyen d’un cachet de cire. Après cela, il sera impossible de le rouvrir. C’est ce cercueil qui, toujours fermé, sera introduit dans l’appareil de crémation. Pour des raisons techniques, l’introduction se fait relativement rapidement moins de 20 secondes). La crémation démarre dans les minutes qui suivent.

Temps de crémation et remise de l’urne

La durée d’une crémation est d’environ 90 minutes pour une personne “moyenne”. Le délai de remise des cendres minimum est donc de 2 heures pour tenir compte du refroidissement et de la pulvérisation. Le temps de crémation peut être bien plus long en fonction de la corpulence du défunt. Dans ce cas, le délai de remise des cendres s’en trouve augmenté.

Appareil de crémation

L’appareil de crémation est constitué d’une structure métallique entourant une masse de briques réfractaires de plusieurs tonnes. C’est la chaleur accumulée dans la brique réfractaire qui provoque la crémation par auto combustion pendant la première heure sans qu’il soit nécessaire de faire fonctionner les brûleurs. Les installations du crématorium sont régies par les articles D2223.99 à D2223.109 du CGCT (Code général des collectivités territoriales).

Que sont les cendres de crémation ?

Ce que l’on nomme “les cendres” est en réalité la partie calcaire des os qui subsiste après la crémation. Dans la pratique, la crémation se déroule à une température de 850°. Le bois du cercueil, les vêtements, les chairs, tout est transformé en gaz ou en poussières qui s’envolent dans les fumées. Ceci explique que, pour les enfants de moins d’un an dont les os sont encore peu calcifiés, il ne subsiste pratiquement aucun reste à la suite d’une crémation complète. Pour les adultes, ce que l’on retrouve dans l’appareil est constitué des restes calcinés des os qui se présentent sous forme de fragments plus ou moins importants mais reconnaissables : on peut ainsi bien distinguer les différents types d’os. Ce sont ces ossements qui étaient disposés dans des urnes cinéraires dans la tradition grecque ou latine et même à l’époque moderne au début du XXe siècle.

Pulvérisation des cendres

La réglementation française prévoit, depuis 1976, la pulvérisation de ces os pour en faire une poudre.

 La récupération des métaux et restes ultimes

De plus en plus de personnes crématisées sont porteuses de vis, clous, plaquettes, prothèses (hanches, genoux), etc. Ces éléments sont constitués de métaux rares ou précieux (titane, par exemple), qui étaient, auparavant enterrés dans les cimetières ce qui était un gâchis outre la pollution que cela occasionnait.

Depuis 2010, le crématorium des Ulis fait appel à une société spécialisée qui recycle ces métaux et verse, en retour, une redevance. Cette somme est intégralement reversée à deux associations pour leurs oeuvres Là encore, cette demande s’inscrit dans un cadre éthique et responsable sur le plan de l’environnement.

La destination des cendres

Il est conseillé aux familles de ne pas attendre au Crématorium après la cérémonie, à moins que ne soit organisé un temps de convivialité.

Les cendres peuvent être remises plus tard et ce délai permettra de prendre une décision mûrement réfléchie sur la destination des cendres.

Les différentes destinations possibles des cendres sont fixées par la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008.

L’inhumation de l’urne permet de matérialiser la séparation et de disposer d’un lieu de souvenir et de recueillement. Elle peut avoir lieu :

  • dans une sépulture familiale (tombe existante)
  • dans un cavurne (petit caveau disponible dans certains cimetières)
  • par scellement sur une sépulture
  • par dépôt en columbarium (ensemble de cases superposées)
  • Les cendres peuvent être dispersées au «Jardin du souvenir» : pelouse ou lieu adapté dans le cimetière ou le site cinéraire.

 

Si le défunt en a exprimé la volonté, elles peuvent être dispersées en pleine nature à l’exception de la voie publique. Dans ce cas, une déclaration est à effectuer auprès de la mairie du lieu de naissance.

La dispersion des cendres permet plus difficilement de fixer un lieu de mémoire pour se recueillir.

Pratiques non autorisées :

– le dépôt d’urne à domicile

– le partage des cendres entre plusieurs reliquaires

– la conservation d’une partie des cendres dans un reliquaire L’urne contenant les

cendres ne pourra être remise qu’à la personne ayant organisé les obsèques

(personne ayant qualité à pourvoir aux funérailles au sens de la loi) ou à son

mandataire dûment habilité contre récépissé et présentation d’une pièce d’identité.

Le sort des urnes non réclamées :

La solution est donnée par l’article de la loi du 19 décembre 2008 :

« A la demande de la personne qui a pourvu aux funérailles, l’urne peut faire l’objet d’un dépôt temporaire au crématorium pour un délai maximum de un an. A l’issue de ce délai, si l’urne n’est pas réclamée et après mise en demeure par lettre recommandée de la personne qui a pourvu aux funérailles ou du plus proche parent de la personne défunte, les cendres sont dispersées dans un lieu spécialement affecté à cet effet, après un délai de trente jours ouvrables suivant le retour de l’accusé de réception de la lettre recommandée. Ces informations sont consignées dans un registre tenu par le gestionnaire du crématorium. ». Dans la partie technique, nous avons un espace afin de déposer temporairement et avec le plus grand respect ces urnes et tenons un registre à cet effet.

Cette disposition donne au gestionnaire la responsabilité du suivi du devenir des cendres, et lui donne aussi la responsabilité de décider de la dispersion au cas où l’urne est « définitivement non réclamée ». Cela nécessite une organisation adaptée et des travaux administratifs adéquats. C’est pourquoi nous avons inséré au tarif une ligne relative au Gardiennage des urnes. Il s’agit d’une somme modique qui a pour objet de responsabiliser les familles, mais aussi de couvrir les frais administratifs y afférents ainsi que, le cas échéant, le coût de la dispersion des cendres des urnes non réclamées.